Au casting : Lyna Khoudri, Shirine Boutella, Amira Hilda Douaouda, Zahra Doumandji
D'un coup d'œil
Scènes et dialogues entre femmes : plus de 3/4 des dialogues
Test Bechdel-Wallace : validé +++
J'aime : sororité, femmes moteur de l'action, femmes créatrices, refusent de se soumettre aux hommes
J'aime : sororité, femmes moteur de l'action, femmes créatrices, refusent de se soumettre aux hommes
Trigger
warnings / violences contre les femmes : intégrisme religieux, tentative de viol, meurtres
J'aime pas : certains choix d'écriture, mais c'est du chipotage
Note féministe : 5/5
Pour en savoir plus (attention, spoilers)
Dans l'Algérie des années 90, Nedjma et ses amies, étudiantes à la fac d'Alger, ont l'avenir devant elles. Nedjma est styliste et vend ses créations dans les toilettes d'une boîte de nuit avec l'aide sa meilleure amie, Wassila. Leur copine de chambre à la cité U, Samira, vit ses dernières semaines à la fac avant le mariage arrangé par son frère, mariage qui l'empêchera de finir ses études et de travailler. Devant la montée de l'intégrisme religieux qui frappe ce pays qu'elle aime, Nedjma entend faire front et organise un défilé de vêtements cousus dans des haïk, ces immenses étoffes dont on force les femmes à se couvrir.
Mounia Meddour s'est inspirée de sa propre expérience pour Papicha (mot algérien désignant "une jeune femme drôle, jolie, libérée") et a réalisé un film qui est une véritable ode à la liberté, et dont les héroïnes refusent la violence des hommes et de la religion. Elles se révoltent à la fois contre l'intégrisme naissant, mais luttent aussi contre le patriarcat déjà présent, lui aussi violent : elles doivent sortir en cachette le soir, subir les avances d'hommes adultes, des mariages forcés, cacher qu'elles ont une sexualité, ne peuvent pas vivre une relation amoureuse sans être forcées dans une position dominée où les hommes dictent leur conduite. Heureusement, les femmes trouvent refuge dans les liens qu'elles créent entre elles, au sein de la cellule familiale ou de la fac. Même quand l'intégrisme frappe et tue, les liens de sororité résistent.
Mounia Meddour s'est inspirée de sa propre expérience pour Papicha (mot algérien désignant "une jeune femme drôle, jolie, libérée") et a réalisé un film qui est une véritable ode à la liberté, et dont les héroïnes refusent la violence des hommes et de la religion. Elles se révoltent à la fois contre l'intégrisme naissant, mais luttent aussi contre le patriarcat déjà présent, lui aussi violent : elles doivent sortir en cachette le soir, subir les avances d'hommes adultes, des mariages forcés, cacher qu'elles ont une sexualité, ne peuvent pas vivre une relation amoureuse sans être forcées dans une position dominée où les hommes dictent leur conduite. Heureusement, les femmes trouvent refuge dans les liens qu'elles créent entre elles, au sein de la cellule familiale ou de la fac. Même quand l'intégrisme frappe et tue, les liens de sororité résistent.
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