Au casting : Noémie Merlant, Adèle Haenel, Valeria Golino, Luàna Bajrami
D'un coup d'œil
Scènes et dialogues entre femmes : la perfection
Test Bechdel-Wallace : validé (le test devrait être renommé "test Sciamma")
J'aime : tout !
Trigger warnings/ violences contre les femmes : rien n'est montré à l'écran. On parle de mariage forcé, de suicide pour y échapper
J'aime pas : le film ne dure que 2h
Effet secondaire possible : tomber amoureuse de Noémie Merlant
Note féministe : 5/5
Note cinéphile : 5/5Note féministe : 5/5
Pour en savoir plus (attention, spoilers)
Fin du 18e siècle. Marianne est débarquée sur une petite île bretonne pour peindre le portrait d'Héloïse, jeune femme promise à un riche milanais qu'elle n'a jamais rencontré. En acte de rébellion contre ce destin qu'elle n'a pas choisi, elle refuse de poser. Un jeu de regards s'instaure entre les deux femmes...
Portrait de la jeune fille en feu est un film à la gloire des femmes. Des femmes qui vivent ensemble, s'apprivoisent, s'observent, se comprennent, s'affrontent parfois, s'entraident, s'acceptent. Des femmes qui ont des talents, qui jouent ensemble, qui échangent sur les arts, sur leur condition de femme. Des femmes qui ont des poils, leurs règles, une vie sexuelle. Des femmes en qui brûle une flamme inextinguible. Rares sont les films qui expriment aussi bien les relations entre femmes, observées par une femme, débarrassées du "male gaze" (et de sa représentation peu subtile et souvent fantasmée de l'amour lesbien).
Ce qui frappe également dans le film de Céline Sciamma, c'est la lumière. Souvent en clair obscur, à la lueur d'une bougie, d'un feu de camp, ou en plein soleil, elle vient magnifier le jeu de regards entre Marianne et Héloïse, les révéler à elles-mêmes et l'une à l'autre. La réalisatrice excelle aussi dans les moments de silence, parfois assourdissants, parfois gênants, parfois heureux (pour moi, si vous ne savez pas réaliser des scènes de silence, changez de métier). On sort du film transportée, débordant d'amour pour nos amies, nos sœurs, nos mères, chargée d'une énergie féministe vibrante.
Merci Céline Sciamma pour cette œuvre sublime.
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